La session 2026 du CRPE est la première à réunir deux concours externes : le nouveau concours de niveau bac+3, ouvert aux titulaires d'une licence, et le concours de niveau bac+5. Les jurys des académies viennent de publier leurs rapports de jury. Nous les avons lus et nous en avons extrait les conseils sur les épreuves qui reviennent le plus souvent. Les épreuves n'étant pas les mêmes, les conseils sont présentés concours par concours.
Concours bac+5 : concours externe (niveau master), second concours interne et troisième concours, dans le public comme dans le privé sous contrat. Ces concours ont les mêmes épreuves, corrigées selon les mêmes attentes. Académies analysées : Bordeaux, Créteil, Dijon et Reims.
Les concours spéciaux en langue régionale comportent des épreuves supplémentaires qui ne sont pas traitées ici. Quand un chiffre ne concerne qu'une académie ou qu'un concours, nous le précisons.
Les rapports : tous les rapports cités sont à télécharger sur notre page Rapports de jury du CRPE 2026 par académie, dans le menu Ressources.
Pour les deux concours : la langue reste le premier critère
Bac+3 ou bac+5, le constat est le même : l'orthographe, la syntaxe et le registre sont évalués dans toutes les épreuves. Au concours bac+3, le jury de Bordeaux écrit qu'en français, « aucune copie n'a été exempte d'erreurs, qu'elles soient lexicales ou grammaticales ». Au concours bac+5, le jury de Reims note que beaucoup de copies qui avaient par ailleurs des qualités ont reçu une note éliminatoire à cause d'une expression « particulièrement défaillante ».
- Gardez du temps pour relire. Le jury de Mayotte conseille de réserver cinq minutes à la relecture. Les erreurs les plus citées : accords, confusions entre « é » et « er », accents et ponctuation (Bordeaux).
- Présentez vos réponses en tableau quand la question s'y prête : en étude de la langue, les jurys trouvent ces réponses plus claires (Versailles, Reims, Bordeaux).
- Ne recopiez pas l'énoncé et ne répondez pas au-delà de la question : vous perdez du temps et vous risquez d'ajouter des erreurs pénalisées (Reims).
- Bannissez le registre familier, à l'écrit comme à l'oral : « du coup », « ok », « ça marche » ou « super » sont relevés par les jurys (Versailles).
Concours bac+3 : les conseils des jurys
Écrit de français : étude de la langue
- Distinguez temps et mode. Le conditionnel est un temps de l'indicatif, comme le rappelle le jury de Reims en citant la Grammaire du français d'Eduscol. Son identification a été l'erreur la plus fréquente à Bordeaux. Les confusions entre passé composé et plus-que-parfait, ou entre conditionnel et imparfait, reviennent aussi (Versailles).
- Délimitez les propositions d'une phrase complexe en relevant la proposition entière et en donnant sa nature : c'est la question qui a posé le plus de difficultés à Reims. Le jury de Bordeaux conseille de s'entraîner en dessinant le schéma qui montre comment les propositions s'emboîtent.
- Ne confondez pas nature et fonction, ni éléments de sens et éléments de syntaxe quand vous analysez une fonction (Versailles, Créteil).
- Rédigez des réponses compréhensibles. Le jury de Créteil n'impose pas un terme quand les linguistes en débattent (« complément circonstanciel » ou « complément de phrase »), mais une liste de mots sans rappel de la question ne constitue pas une réponse.
Écrit de français : lexique
- Ne confondez pas mots de la même famille et mots qui ont le même radical, et pensez aux différentes formes d'un préfixe (in-, im-, il-, ir-) : beaucoup de candidats ont répondu « immobilier » sans chercher plus loin (Versailles).
- Expliquez une image en la reliant au texte : pour « une détresse tombait de la façade entière », il fallait relier l'aspect délabré de la façade à l'impression d'abandon (Reims). La connaissance des figures de style reste un « point noir » (Bordeaux).
- Enrichissez votre vocabulaire : relations lexicales, formation des mots, sens propre et figuré (Créteil). Le jury de Reims conseille de feuilleter des dictionnaires, de chercher les étymologies et de lire beaucoup.
Écrit de français : réflexion argumentée
- Préparez au brouillon : analysez le sujet, cherchez toutes les pistes et faites l'inventaire de vos connaissances avant de rédiger. Cette partie représente la moitié des points de l'épreuve de français (Reims).
- Allez à l'essentiel en introduction : inutile de chercher une « accroche » qui remonte « à la nuit des temps » ou commence par « comme disait ma grand-mère ». Deux parties distinctes et rédigées sont attendues au minimum (Reims).
- Diversifiez vos références. Le jury de Versailles relève des films comme Hunger Games ou Harry Potter, des séries grand public, et note que « Chat Gpt » est très souvent apparu comme une référence culturelle. À Reims, les exemples sur l'intelligence artificielle étaient pertinents, mais le jury attend aussi d'autres références que des séries.
- Développez un ou deux exemples précis plutôt qu'une succession d'idées à peine esquissées (Versailles, Reims).
- Ce n'est pas un commentaire de texte : appuyez-vous sur le texte sans vous limiter à lui (Créteil).
Écrit de mathématiques
Parmi les rapports qui publient la moyenne de la partie mathématiques, les trois meilleures académies sont Bordeaux (6,03 sur 10, sur 1 846 copies), Reims (5,78 sur 10) et Limoges (4,76 sur 10 au concours public). Le jury de Bordeaux rappelle que le barème valorise avant tout la cohérence du raisonnement : une erreur intermédiaire n'empêche pas d'obtenir des points si la démarche est bien argumentée. À Mayotte, les correcteurs regrettent des exercices laissés sans réponse, alors qu'un raisonnement explicité, même faux dans son résultat, rapporte des points. Une ressource consacrée aux notes du CRPE par académie arrive bientôt sur PassCRPE.
- Probabilités : attention à la réunion de deux événements, au double comptage de l'intersection et à la probabilité conditionnelle (Bordeaux, Versailles). P(A ou B) = P(A) + P(B) − P(A et B) : si l'on additionne sans retirer les issues communes, on les compte deux fois. Une probabilité est toujours comprise entre 0 et 1 : un résultat supérieur à 1 signale forcément une erreur (Bordeaux).
- Égalités fausses : écrire « 150/300 × 100 = 50 % = 1/2 » rend l'enchaînement faux (Versailles) : 150/300 × 100 vaut 50, et non 50 %, qui vaut 0,5. Écrivez plutôt 150/300 = 1/2 = 50 %.
- Calcul littéral : ne confondez pas le rang d'un motif et son nombre de carreaux, et n'écrivez pas « n = 3n − 2 » (Bordeaux). Ici, n est le rang du motif et 3n − 2 son nombre de carreaux : ce sont deux quantités différentes. Écrire n = 3n − 2 pose une équation dont la seule solution est n = 1. Écrivez plutôt « nombre de carreaux = 3n − 2 ».
- Tableur : une formule commence par =, utilise les bonnes cellules et le symbole $ à bon escient, et doit pouvoir être étirée vers le bas (Bordeaux, Versailles). Le $ bloque une ligne ou une colonne quand on recopie la formule : mal placé, il fait viser les mauvaises cellules aux formules recopiées.
- Géométrie : ne confondez pas triangle isocèle et triangle équilatéral, précisez le sommet de l'angle droit, distinguez le théorème de Pythagore de sa réciproque et notez [AB] pour un segment, AB pour sa longueur (Bordeaux, Versailles). Un triangle équilatéral est un cas particulier de triangle isocèle, mais un triangle isocèle n'est pas forcément équilatéral. Et [AB] désigne une figure, alors que AB est un nombre : on écrit AB = 5 cm, jamais [AB] = 5 cm.
- Nombres : revoyez la définition d'un nombre décimal (Bordeaux), la différence entre dizaines et dixièmes, entre chiffre et nombre, et n'hésitez pas à travailler avec des fractions (Versailles). Les dizaines valent 10 unités et les dixièmes 1/10 d'unité. Dans 345, le chiffre des dizaines est 4, mais le nombre de dizaines est 34.
- Distinguez une preuve générale d'une vérification sur quelques exemples ou d'un contre-exemple (Bordeaux). Quelques exemples qui fonctionnent ne prouvent pas qu'une affirmation est toujours vraie ; en revanche, un seul contre-exemple suffit à prouver qu'elle est fausse.
- Faites des schémas, tableaux ou arbres pour raisonner (Créteil), et lisez tout le sujet avant de commencer pour repérer les questions les plus accessibles (Bordeaux).
- Ne faites pas l'impasse sur les mathématiques en misant sur le français : les notes éliminatoires sanctionnent les déséquilibres (Mayotte).
Épreuve écrite d'application
- Histoire : le régime de Vichy a été mal connu. À Mayotte, il était inconnu de la majorité des candidats ; à Bordeaux, certains l'ont situé juste après la Première Guerre mondiale. Révisez les repères chronologiques du cycle 4.
- Géographie : l'exercice de cartographie a été « particulièrement mal réussi » à Bordeaux. Apportez votre matériel (crayons de couleur, règle) et soignez titre, légende et figurés (Créteil).
- EMC : ne paraphrasez pas les documents (Bordeaux, Créteil). Connaissez les textes fondateurs (Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, lois scolaires, Charte de la laïcité), et projetez-vous dans l'école : c'est valorisé (Créteil).
- Sciences : ne confondez pas vitesse et accélération, photosynthèse et respiration, sphère et cercle (Créteil). Distinguez observation, interprétation et conclusion, et vérifiez vos unités (Bordeaux).
- Arts : c'est le domaine le plus faible à Mayotte, et plusieurs candidats n'ont pas traité l'éducation musicale (Mayotte, Reims). Préparez les œuvres au programme, employez le vocabulaire plastique et musical, et dépassez la description. La confusion entre « romantisme » et « romance » a provoqué de nombreux hors-sujets (Créteil).
- Langue vivante : répondez en langue étrangère aux questions de compréhension (Créteil), reformulez avec vos propres mots au lieu de traduire mot à mot (Reims) et citez le texte quand la question est ouverte (Versailles).
- Gérez votre temps pour traiter les trois domaines et toutes les questions (Mayotte).
Premier oral : exposé de français ou de mathématiques
- Restez sur le terrain disciplinaire. L'exposé ne porte ni sur la didactique ni sur votre expérience en classe (Bordeaux), et les attendus sont ceux du cycle 4 : ne vous placez pas à tort au niveau des cycles 2 ou 3 (Créteil).
- Utilisez tout le temps. À Versailles, de nombreuses présentations ont duré entre cinq et douze minutes alors que vingt minutes sont prévues.
- Construisez un vrai exposé : introduction, problématique, plan annoncé, conclusion. Évitez la simple succession de réponses aux questions du sujet (Versailles, Reims).
- En français, définissez les notions et testez vos analyses par des manipulations (Créteil). Le jury de Créteil attend que vous connaissiez au moins quatre à cinq auteurs majeurs par siècle, du XVIe siècle à aujourd'hui. Soignez la lecture à voix haute : elle est évaluée (Reims).
- En mathématiques, expliquez comme si le jury n'avait pas le sujet sous les yeux et servez-vous du tableau. Comprenez le sens du produit en croix au lieu de l'appliquer mécaniquement, et entraînez-vous au calcul mental sans calculatrice, avec des exercices de sixième et des sujets de brevet (Versailles).
- Pendant l'échange, les relances ne sont pas des pièges : prenez le temps de réfléchir, demandez une reformulation si besoin et acceptez de corriger votre raisonnement (Versailles, Bordeaux).
Second oral : EPS et entretien
- En EPS, parlez en pratiquant éclairé, pas en enseignant du primaire. C'est l'erreur la plus fréquente : à Bordeaux, environ deux tiers des candidats ont décrit des séances de classe sans faire référence au cycle 4, seul niveau attendu.
- Structurez votre exposé d'EPS : activité choisie et justifiée, champ d'apprentissage, enjeux, problématique, puis conclusion qui relie les trois cultures (sportive, corporelle et citoyenne). Utilisez les dix minutes de préparation et tout votre temps de parole (Bordeaux, Versailles).
- Pour la présentation de votre parcours, choisissez deux ou trois expériences marquantes et montrez les compétences qu'elles vous ont apportées (Versailles). Évitez les formules vagues comme « J'aime les enfants » si vous ne les illustrez pas (Bordeaux).
- Sur la laïcité, la définition ne suffit pas : le jury attend que vous sachiez la mettre en œuvre dans la classe (Créteil, Mayotte). Le jury de Mayotte rappelle que le non-respect de la laïcité, de l'égalité filles-garçons ou de la protection de l'enfance peut conduire à une note éliminatoire.
- Mettez l'élève au centre et appuyez-vous sur le référentiel de compétences du professeur des écoles (Créteil).
Concours bac+5 (externe, interne et troisième concours) : les conseils des jurys
Écrit de français
- En étude de la langue, c'est la fonction plus que la nature qui pose problème (Reims). Bonne nouvelle : la délimitation des propositions a été « bien mieux réussie que les années précédentes » à Reims. Le jury de Dijon le rappelle : il n'y a pas de question piège, et une préparation rigoureuse permet d'y gagner un maximum de points.
- Lisez la consigne de réécriture : quand on met au pluriel, « je » devient « nous », et non « ils » (Dijon).
- Le lexique a été la partie la moins réussie à Bordeaux : vocabulaire pauvre, contresens, confusions entre paronymes comme « volupté » et « volume ». À Dijon, des candidats ont confondu mots de la même famille et synonymes.
- En réflexion, restez sur l'enjeu du sujet sans l'élargir (Reims) et ne confondez pas essai et commentaire de texte (Bordeaux). Une introduction, une conclusion et au moins deux parties distinctes sont attendues (Bordeaux).
- Variez vos exemples : le jury de Reims regrette des copies limitées au seul Journal d'Anne Frank ou à la chanson.
Écrit de mathématiques
Le jury de Bordeaux résume l'enjeu : de nombreux points sont perdus « non pas à cause d'erreurs de calcul », mais à cause d'imprécisions de langage, d'un formalisme insuffisant ou d'une mauvaise lecture des consignes.
- Tableur : signe = oublié, « x » au lieu de « * », nom de la cellule écrit avant la formule (Bordeaux). On se place dans la cellule et on tape directement « =B2*C2 » : écrire « D2 = … » ou utiliser « x » donne un texte, pas un calcul.
- « Exprimer en fonction de n » demande une expression générale, pas un calcul pour un cas particulier (Bordeaux). Une expression comme 5n + 120 donne le résultat pour n'importe quel nombre n, alors qu'un calcul pour 41 élèves ne répond que pour ce cas.
- Médiane : c'est la difficulté la plus fréquente de l'exercice de statistiques. Ne confondez pas les valeurs de la série et les effectifs (Reims, Bordeaux). La médiane est une valeur de la série (ou la moyenne des deux valeurs centrales) : on range toutes les valeurs, en tenant compte de leurs effectifs, puis on prend celle du milieu. Ce n'est jamais un effectif.
- Probabilités : simplifiez les fractions, respectez la forme demandée et ne confondez pas probabilité et « nombre de chances » (Bordeaux). Une probabilité est un nombre entre 0 et 1, par exemple 3/10, alors que « 3 chances sur 10 » est une façon de compter des issues, pas une valeur.
- Géométrie : pour la réciproque du théorème de Thalès, énoncez les hypothèses et précisez que les points sont alignés dans le même ordre (Bordeaux) : sans cette condition, l'égalité des rapports ne suffit pas à prouver que les droites sont parallèles. Le théorème de Pythagore est bien maîtrisé, mais le théorème de Thalès et sa réciproque restent souvent confondus (Reims).
- Calcul littéral : l'exercice qui le mobilisait a été jugé le plus difficile du sujet à Reims. Revoyez la double distributivité : (a + b)(c + d) = ac + ad + bc + bd. Chaque terme du premier facteur multiplie chaque terme du second, et en oublier un fausse tout le calcul.
- Vraisemblance : vérifiez vos vitesses, masses ou moyennes avant de conclure (Bordeaux), et revoyez les conversions de durées. Un résultat absurde, comme une vitesse irréaliste, signale presque toujours une erreur de conversion ou de calcul. Et 1,5 h vaut 1 h 30 min, pas 1 h 50 min.
Épreuve écrite d'application
- Sciences : apportez vos connaissances au lieu de paraphraser les documents (Reims) et gardez le sens pratique, car « il n'est pas envisageable de réaliser un élevage de saumons en classe » (Créteil). Travaillez la démarche expérimentale : hypothèse, protocole, variables (Bordeaux).
- Histoire-géographie et EMC : proposez des définitions claires et simples (la montagne, le bien commun), y compris pour le cycle 2, car les cycles 1, 2 et 3 peuvent être interrogés (Bordeaux). Listez les connaissances et le vocabulaire que les élèves doivent acquérir (Dijon), et rendez-les acteurs sans que la séance soit seulement ludique (Créteil).
- Arts : posez une problématique, mobilisez des références extérieures au corpus (Dijon) et inscrivez votre proposition dans le parcours d'éducation artistique et culturelle (Reims). Le jury de Créteil préfère les démarches qui laissent place à la créativité aux activités trop dirigées.
- Justifiez vos choix pédagogiques : le travail de groupe « ne constitue pas une fin en soi », et la différenciation comme l'évaluation sont attendues (Dijon).
Épreuve orale de leçon
À Dijon, la moyenne de la leçon baisse : 10,09 sur 20 en 2026 contre 10,97 en 2025. La partie mathématiques (4,88 sur 10) reste moins réussie que la partie français (5,20 sur 10). Une ressource consacrée aux notes du CRPE par académie arrive bientôt sur PassCRPE.
- Appuyez-vous sur les ressources officielles : programmes, repères annuels du CP au CM2 et documents d'Eduscol (Créteil).
- Ne paraphrasez pas le document en suivant ses étapes : construisez votre propre séance (Créteil).
- En mathématiques, consolidez les notions de base (chiffre et nombre, fractions, décimaux, calcul mental) : les propos y sont plus imprécis qu'en français (Créteil).
- Centrez-vous sur ce que les élèves apprennent (Reims). Le rôle de l'enseignant ne se réduit pas à former des groupes et à circuler dans la classe (Bordeaux).
- Pendant l'échange, acceptez d'ajuster vos propositions et appuyez-vous sur vos expériences de stage (Reims). La rigidité est pénalisée (Bordeaux).
Épreuve orale d'entretien
- En EPS, interrogez la faisabilité de la situation (capacités des élèves, environnement, sécurité) et présentez un schéma de l'organisation (Bordeaux). N'oubliez pas les phases d'institutionnalisation (Bordeaux), et révisez la natation : c'est l'activité la moins réussie depuis quatre ans à Dijon.
- Pour la motivation, évitez la présentation apprise par cœur (Dijon) et ne déroulez pas votre CV, que le jury a déjà (Reims). Reliez vos expériences au référentiel de compétences (Créteil).
- Au second concours interne et au troisième concours, valorisez votre expérience professionnelle, mais distinguez bien la posture d'animateur de celle d'enseignant : c'est une difficulté fréquente pour les candidats issus de l'animation (Bordeaux).
- Dans les mises en situation, organisez votre réponse en trois temps : ce que fait l'enseignant sur le moment, les suites à donner, puis la prévention (Bordeaux). Dépassez le simple « bon sens » en vous appuyant sur les textes, dont la Charte de la laïcité (Créteil).
- Surveillez votre vocabulaire : « je recadre », « je gère » ou « je dis les choses » sont relevés comme inadaptés (Bordeaux).
Ce qu'il faut retenir des rapports de jury CRPE 2026
- Une langue maîtrisée, dans toutes les épreuves : c'est une cause de notes éliminatoires.
- Des réponses justifiées : un raisonnement explicité rapporte des points, même si le résultat est faux.
- Une lecture attentive des consignes : ni plus, ni moins que ce qui est demandé.
- Au concours bac+3, un regard disciplinaire de niveau cycle 4, sans glisser vers la didactique, y compris en EPS.
- Au concours bac+5, un regard d'enseignant : des séances réalistes, centrées sur ce que l'élève apprend.
Pour comparer avec la session précédente, lisez notre article sur les conseils des rapports de jury CRPE 2025. Pour vous entraîner à rédiger comme le jury l'attend, essayez notre Entraîneur CRPE gratuit : vous répondez à 5 questions de français ou de mathématiques et vous recevez un rapport détaillé sur votre manière de répondre.
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