EMC (enseignement moral et civique) : l'analyse des rapports 2026
Synthèse rédigée par PassCRPE à partir des rapports de jury officiels publiés par les académies.
L'EMC n'est pas une épreuve à part : elle fait partie du domaine histoire-géographie-EMC des deux concours externes. En 2026, elle pesait lourd. Au concours bac+3, elle valait 10 points sur 20 dans le domaine histoire-géographie-EMC de la seconde épreuve d'admissibilité : un dossier sur l'égalité à l'école. Au concours bac+5, elle valait 6 points sur 20 dans l'épreuve écrite d'application : la notion de bien commun en CE2. Et à la session supplémentaire du bac+5, l'EMC était la composante principale, sur 12 points. Pour chaque question, vous trouverez l'énoncé exact, ce que le jury attendait, un corrigé, les erreurs les plus fréquentes et ce qu'il faut travailler. Les jurys n'ont pas publié de corrigé complet : les corrigés ci-dessous sont rédigés par PassCRPE à partir des attendus détaillés dans les rapports. Tout le reste vient des rapports de jury de Bordeaux, Créteil, Dijon, Limoges, Mayotte, Nantes, Reims et Versailles. Chaque constat porte entre parenthèses le nom de l'académie qui l'a fait. L'histoire et la géographie de ces mêmes sujets sont analysées sur la page histoire-géographie.
Les sujets officiels (site du ministère, devenirenseignant.gouv.fr)
- Bac+3, seconde épreuve, groupement 1 (PDF) : l'EMC du domaine histoire-géographie-EMC est commentée ci-dessous.
- Bac+5, épreuve d'application, groupement 1 (PDF) : la composante EMC est commentée ci-dessous.
- Autres sujets 2026 : bac+3 groupement 2, bac+3 groupement 3, bac+5 groupement 2, bac+5 groupement 3, bac+5 session supplémentaire.
Tous les sujets et rapports sont aussi listés sur la page officielle du ministère. Les numéros de page cités sur cette page sont ceux du PDF. Conseil : faites le sujet en temps limité avant de lire le corrigé.
Les 6 points à retenir
- L'EMC vaut autant que le reste. Au bac+3, elle comptait pour la moitié des points du domaine (Bordeaux). Le jury rappelle que son programme « doit être maîtrisé au même titre que celui d'histoire et de géographie » (Créteil).
- Les documents ne suffisent pas. La paraphrase, du Code de l'éducation au bac+3 ou de l'affiche du Parc des Écrins au bac+5, est le premier défaut relevé (Bordeaux, Versailles, Reims, Créteil, Dijon).
- Apprenez les grands textes et les dispositifs de l'école. Les copies qui citent la DDHC, la Constitution, les lois Ferry ou la Charte de la laïcité, et qui nomment AESH, ULIS, REP, APC ou PPRE, ont été valorisées (Limoges, Créteil, Versailles).
- Une notion se définit avant d'être enseignée. Le « bien commun » a été confondu avec des objets matériels ou le développement durable, et le mot « bien » presque jamais expliqué (Reims, Limoges, Dijon).
- Un débat en EMC n'est pas un échange d'opinions. Il a un cadre, une question précise et un objectif ; sans eux, le jury y voit « une méconnaissance des exigences propres à l'EMC » (Reims).
- Gardez du temps pour l'EMC. Au bac+5, elle est « souvent reléguée au second plan » et traitée en dernier, faute de temps (Reims).
Les résultats publiés
Peu d'académies publient la note de l'EMC seule. Voici celles qui le font :
| Académie | Copies | Note d'EMC | Pour comparaison |
|---|---|---|---|
| Concours bac+3 (EMC sur 10 points) | |||
| Limoges | 296 | 4,89 / 10 | histoire 1,52 / 5 ; géographie 2,41 / 5 |
| Concours bac+5 (EMC sur 6 points) | |||
| Dijon | 172 | 3,16 / 6 | géographie 7,53 / 14 |
| Limoges | 74 | 2,58 / 6 | géographie 6,94 / 14 |
Ce que montrent ces chiffres : au bac+3, l'EMC est la partie qui rapporte le plus de points à Limoges, presque la moitié de la note du domaine, mais c'est aussi la partie la plus fragile à Nantes. Mayotte y voit « le contraste le plus net » : de très bonnes copies sur les valeurs de la République d'un côté, de l'autre une « réelle difficulté à articuler connaissances théoriques, valeurs et situations professionnelles concrètes ». Au bac+5, les résultats en EMC et en géographie sont « à peu près équivalents » à Dijon ; à Limoges, l'EMC est moins bien réussie.
Concours bac+3 : l'EMC dans le domaine histoire-géographie-EMC
Le format : le candidat traite trois domaines au choix parmi quatre (histoire-géographie-EMC, sciences et technologie, arts, langue vivante). Le domaine histoire-géographie-EMC est noté sur 20 et porte sur le programme du cycle 4. En 2026, au groupement 1, l'EMC valait 10 points, contre 5 pour l'histoire et 5 pour la géographie. C'est l'exercice qui « pouvait apparaître comme plus simple, dans la mesure où le candidat avait des documents à l'appui » (Bordeaux).
Le niveau : le jury attend la maîtrise des « notions fondamentales, les valeurs et les principes de la République, c'est-à-dire pouvoir les caractériser, en comprendre les fondements et les enjeux et les relier à l'idée démocratique et républicaine », ainsi que les symboles de la République (Bordeaux).
L'égalité, principe fondamental de l'école (10 points)
L'énoncé
Trois documents : l'article L111-1 du Code de l'éducation (document 1), une note de la DEPP de février 2025 sur les acquis des élèves de petite section selon le sexe, la profession des parents et le trimestre de naissance (document 2), une affiche sur l'égalité filles-garçons réalisée par des élèves de CE2 (document 3).
1. Pourquoi l'égalité est-elle considérée comme un principe fondamental de l'école de la République ?2. L'égalité des droits est affirmée par la loi. Que nous apprend le document 2 ?3. Montrez comment l'école met en œuvre le principe d'égalité entre tous les élèves, quelles que soient leurs différences. Précisez comment l'EMC, par ses finalités, peut contribuer à cet objectif.
Les trois documents, dont le tableau de la DEPP et l'affiche : Sujet bac+3 2026 (PDF), pages 6 à 8
Les attendus et le corrigé
Le candidat devait « faire découler le principe d'égalité à l'école des grands textes et principes qui régissent la société française (Constitution, DDHC, devise, etc.) », puis montrer sa mise en œuvre « au niveau institutionnel, dans les programmes et dans la classe » (Limoges). Le jury a apprécié les copies qui se projetaient « en milieu scolaire » et qui s'appuyaient sur des exemples extérieurs au dossier (Créteil).
- 1. L'égalité est inscrite dans la devise, dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (article 1er : les hommes « naissent et demeurent libres et égaux en droits ») et dans la Constitution de 1958 (article 1er). L'école en est le premier lieu d'application depuis les lois Ferry : gratuité (1881), obligation et laïcité (1882). Le document 1 en donne les objectifs actuels : égalité des chances, lutte contre les inégalités sociales et territoriales, scolarisation inclusive, mixité sociale. Encore fallait-il en dire les enjeux : « la cohésion nationale, l'unité républicaine ou le mérite individuel plutôt que les privilèges de la naissance » (Bordeaux).
- 2. Le tableau donne des scores, et non des nombres d'élèves (Limoges). Dès la petite section, les filles ont de meilleurs résultats que les garçons, les élèves nés en début d'année que ceux nés en fin d'année, et les enfants de milieux très favorisés que ceux de milieux défavorisés. L'égalité des droits ne garantit donc pas l'égalité des résultats : ces écarts existent avant l'effet de l'école et s'expliquent notamment par « le capital culturel des familles » (Bordeaux). D'où la nécessité de compenser ces inégalités.
- 3. L'école agit par l'inclusion (AESH, ULIS, projets personnalisés), l'éducation prioritaire (REP et REP+, dédoublement des classes), le soutien (APC, PPRE, PAP), la différenciation pédagogique et l'égalité filles-garçons, illustrée par le document 3. L'EMC y contribue par ses finalités : respecter autrui, acquérir et partager les valeurs de la République, construire une culture civique. Bordeaux attendait notamment « la lutte contre les discriminations et l'appropriation des valeurs républicaines ». On peut citer la lutte contre le harcèlement, les débats réglés, les conseils d'élèves, le parcours citoyen.
Les erreurs relevées : l'EMC est la partie la mieux réussie à Limoges, la plus fragile à Nantes. Reims note que les candidats « ont souvent cité les lois Ferry et évoqué l'égalité filles-garçons ». Mais les difficultés sont les mêmes partout :
- La paraphrase des documents, à commencer par le Code de l'éducation, sans connaissances pour l'étayer (Bordeaux, Versailles, Reims, Créteil). À l'inverse, certaines copies n'exploitent pas du tout le dossier (Créteil).
- Des lois mal connues : « les lois républicaines autour de l'égalité sont peu connues » (Versailles).
- Le tableau mal lu : des scores pris pour des nombres d'enfants ; un écart entre filles et garçons jugé faible alors que le titre du document l'affirme (Limoges). Des données bien comprises mais peu analysées (Bordeaux), ou une simple description sans interprétation des causes (Nantes). La question 2 permettait pourtant « d'obtenir deux points facilement » (Limoges).
- Des dispositifs ignorés : REP, AESH, APC, PAP, PPRE ne sont pas perçus comme des moyens d'assurer l'égalité (Versailles, Nantes, Reims). L'égalité filles-garçons a été « quasiment ignorée » (Nantes).
- « Éducation morale et civique » au lieu d'enseignement moral et civique (Limoges).
À faire : pour chaque valeur de la République, apprenez un texte fondateur, sa date et une traduction concrète à l'école. Lisez un tableau statistique en trois temps : ce que mesurent les chiffres, les écarts les plus nets, leur explication. Pour la dernière question, partez toujours de ce que vit un élève dans une école : c'est la « projection en milieu scolaire » que le jury valorise (Créteil).
Les conseils du jury (bac+3)
Connaissances
- Maîtriser les valeurs et les principes de la République, savoir les caractériser, en comprendre les fondements et les enjeux ; connaître les symboles de la République (Bordeaux).
- Connaître les grands textes fondateurs : DDHC, lois scolaires, Charte de la laïcité (Créteil).
- Connaître les lois relatives à l'école (Versailles) et les finalités de l'EMC (Bordeaux).
Documents
- Exploiter le dossier sans le paraphraser : la paraphrase est « à proscrire » (Créteil).
- Mobiliser des connaissances personnelles et des exemples concrets, comme les dispositifs ULIS ou APC (Reims).
- Analyser un tableau, pas seulement le décrire (Bordeaux, Nantes).
Méthode
- Lire tout le sujet avant de commencer, pour éviter les répétitions entre les questions (Créteil, Nantes).
- Préférer une réponse courte et centrée à un long développement hors sujet (Créteil).
- Relier ses réponses à la vie de l'école : le jury a valorisé la « projection en milieu scolaire » (Créteil).
Préparation
- Connaître les programmes d'EMC du cycle 4 et l'enjeu des questions abordées « par rapport au projet républicain que porte l'école » (Bordeaux).
- Préparer ce domaine comme le français et les mathématiques : « ceux qui l'ont préparée l'ont réussie » (Mayotte).
Pour s'entraîner : l'EMC des groupements 2 et 3
Ces deux sujets n'ont pas été commentés dans les rapports publiés. Ils montrent qu'au bac+3, l'EMC peut aussi être une question courte, sans dossier.
Groupement 2 : la laïcité contre les discriminations (4 points)
Répondez de manière concise à la question suivante : comment le principe de laïcité contribue-t-il à la lutte contre les discriminations à l'école ?
L'énoncé : Sujet bac+3 2026, groupement 2 (PDF), page 8
Groupement 3 : l'empathie pour mieux vivre ensemble (5 points)
Expliquez pourquoi développer une aptitude à l'empathie permet de mieux vivre ensemble.
L'énoncé : Sujet bac+3 2026, groupement 3 (PDF), page 7
À faire : pour une question courte, donnez d'abord une définition (la laïcité, l'empathie), puis deux ou trois arguments, chacun avec un exemple pris dans la vie de l'école. Pour la laïcité, pensez à la neutralité de l'école, à l'égalité de traitement des élèves quelles que soient leurs convictions, et à la Charte de la laïcité.
Concours bac+5 : l'EMC dans l'épreuve d'application
Le format : épreuve de 3 heures, notée sur 20, qui « consiste en la conception et/ou l'analyse d'une ou plusieurs séquences ou séances d'enseignement à l'école primaire (cycle 1 à 3) ». Chaque session porte sur deux composantes parmi trois : histoire, géographie, EMC. En 2026, au groupement 1, ce sont la géographie (14 points) et l'EMC (6 points), toutes deux en CE2, avec un dossier de 12 documents.
Le niveau : un lien était attendu entre les deux parties, par « l'entrée de la protection de la montagne pour construire la notion de bien commun » (Dijon). Reims fait un constat sévère : en EMC, « les connaissances apparaissent souvent superficielles, imprécises, voire erronées ». Créteil rappelle que si les définitions s'adressent à des élèves, le reste de la copie doit être écrit « dans un langage professionnel ».
Le bien commun au CE2 (6 points)
L'énoncé
Vous abordez la question de l'engagement pour le bien commun en enseignement moral et civique. Vous souhaitez travailler avec vos élèves sur la notion de responsabilité individuelle et collective par rapport aux autres et à l'environnement.
1. Le document 12 vous semble-t-il utilisable avec des élèves de CE2 pour construire cette notion et dans quelle mesure ?2. À partir de votre exploitation pédagogique utilisant le document 12 ou des situations quotidiennes d'école, quelle définition de « bien commun » construisez-vous avec les élèves ?
Le document 11 est un extrait du programme d'EMC de 2024 ; le document 12 est une campagne de sensibilisation du Parc national des Écrins (2016) sur les gestes éco-responsables en montagne.
L'affiche du Parc des Écrins : Sujet bac+5 2026 (PDF), page 33
Les attendus et le corrigé
- 1. Il fallait une approche critique du document, en interrogeant « sa validité scientifique, sa pertinence au regard des objectifs d'apprentissage poursuivis et les obstacles de compréhension » des élèves (Dijon). Le document est utilisable : il montre des gestes concrets pour protéger un espace partagé et il fait le lien avec la séquence de géographie. Mais il a des limites. Sur le fond, il réduit la protection de l'environnement à de « petits gestes » individuels, face à des transformations dues aux « systèmes de production et de consommation contemporains » (Dijon). Pour la classe, il est dense et éloigné du vécu d'élèves qui ne connaissent pas forcément la montagne. Le jury a valorisé une vraie grille de lecture (organisation de la page, hiérarchie de l'information, titres, illustrations, sens de lecture), le recours à des documents plus proches des élèves, et le passage par l'idée de patrimoine à protéger avant celle de bien commun (Dijon). C'est dans cette question 1 que l'exploitation pédagogique était attendue ; beaucoup de candidats l'ont placée dans la question 2 (Dijon).
- 2. Une définition possible, construite avec les élèves : « Le bien commun, c'est ce qui appartient à tous et dont chacun profite : l'air, l'eau, la montagne, mais aussi la cour de récréation ou les livres de la bibliothèque de l'école. Chacun est responsable d'en prendre soin, pour soi, pour les autres et pour ceux qui viendront après. » Elle se construit à partir de situations vécues : la propreté de la cour, le matériel partagé, un conseil d'élèves, un projet d'école. L'essentiel est de faire comprendre « les liens entre responsabilité individuelle et amélioration de la vie collective, dans la perspective de construire une culture de l'engagement » (Dijon). Le jury a valorisé la référence à la « culture de l'engagement » du programme, les situations où l'intérêt particulier entre en tension avec l'intérêt général, l'explicitation des valeurs en jeu, et le cadre des compétences de l'EMC : connaissances, aptitudes, attitudes (Dijon). Bordeaux attendait des mises en œuvre « les plus authentiques possibles » : projet de classe, d'école, avec des partenaires.
Les erreurs relevées : quelques copies ont proposé une définition « rigoureuse, accessible et conforme aux textes officiels », et des mises en œuvre « très pertinentes » (Bordeaux). Mais l'EMC est plus échouée que la géographie à Limoges, « plus superficielle » à Nantes, et souvent traitée en dernier faute de temps (Reims).
- Une notion mal définie : le bien commun « très largement mal compris, confondu avec des objets matériels ou assimilé de manière approximative aux enjeux du développement durable » (Reims) ; le mot « bien » presque jamais expliqué (Limoges). Des définitions qui confondent la notion et ses finalités (Dijon). La notion d'engagement elle-même est mal définie (Bordeaux).
- Une séance d'éducation au développement durable au lieu d'une séance d'EMC (Limoges). La seule dimension collective de l'engagement, sans la responsabilité individuelle (Bordeaux).
- Le document 12 paraphrasé au lieu d'être questionné : ses limites sont rarement dites (Bordeaux, Nantes, Dijon).
- Des activités sans apprentissage : débats, affiches ou actions dans l'école proposés « sans expliciter les savoirs en jeu ». Les « débats » sont souvent des « échanges d'opinions non structurés, sans cadre ni objectifs précis » (Reims).
- Des séquences hors programme : les références au programme sont « quasi absentes », les objectifs peu formulés, la trace écrite et l'évaluation oubliées (Reims, Créteil).
À faire : apprenez les notions du programme d'EMC de 2024 avec une définition savante et une définition pour chaque cycle. Pour une notion abstraite, partez d'une situation vécue par les élèves à l'école, puis généralisez. Un débat en EMC a des règles, une question précise et une trace écrite. Devant un document, demandez-vous toujours ce qu'il apporte et quelles sont ses limites.
Les conseils du jury (bac+5)
Connaissances
- Maîtriser le programme d'EMC « au même titre que celui d'histoire et de géographie » (Créteil).
- Maîtriser les notions fondamentales et les définir sans les confondre avec leurs finalités (Bordeaux, Dijon).
- Connaître les entrées du programme de 2024, dont la « culture de l'engagement » (Dijon).
Didactique
- Penser des situations « les plus authentiques possibles » : projet de classe, d'école, partenaires (Bordeaux).
- Expliciter les savoirs en jeu derrière chaque activité, et structurer les débats (Reims).
- Inscrire la proposition dans les compétences de l'EMC : connaissances, aptitudes, attitudes (Dijon).
- Prévoir la trace écrite, l'évaluation et la différenciation (Reims, Créteil).
Documents
- Interroger la validité, la pertinence et les limites de chaque document (Dijon).
- Proposer une grille de lecture aux élèves, ou des documents plus proches de leur quotidien (Dijon).
- Justifier le choix des documents au regard du programme et de l'âge des élèves (Créteil).
Temps et rédaction
- Garder du temps pour l'EMC : elle est souvent « reléguée au second plan » (Reims).
- Lire chaque terme de la consigne : l'exploitation pédagogique était attendue en question 1, pas en question 2 (Dijon).
- Écrire dans un langage professionnel, sauf pour ce qui s'adresse aux élèves (Créteil).
Pour s'entraîner : l'EMC des autres sujets
Groupement 2 : la commémoration du 8 mai 1945 au CM2 (8 points)
1. L'école dans laquelle vous enseignez a été sollicitée par la municipalité pour participer à la cérémonie commémorative du 8 mai 1945. Montrez qu'il s'agit d'une occasion privilégiée pour construire une culture civique au CM2.2. Expliquez comment, dans le cadre d'une séance d'enseignement moral et civique, vous préparez la participation des élèves à cette commémoration.
Groupement 3 : La Marseillaise au CP (8 points)
Vous étudiez, avec des élèves de CP, les symboles de la République française. Dans ce cadre, vous abordez La Marseillaise.
1. En vous aidant du dossier documentaire et de vos connaissances, expliquez comment La Marseillaise est progressivement devenue un des symboles de la République.2. Présentez la séance que vous consacrez à La Marseillaise, en veillant à bien identifier les objectifs poursuivis et la modalité de mise en œuvre.
Session supplémentaire : la fraternité au CE1 (12 points)
Vous enseignez en classe de CE1. Vous souhaitez travailler sur les valeurs et les principes de la République française, dans le cadre du programme d'enseignement moral et civique. Le dossier comprend notamment le programme d'EMC de 2024, des extraits de « Vers une école de la fraternité » du Conseil des sages de la laïcité (2025), un article sur des rencontres Usep inclusives, la Charte de la laïcité expliquée aux enfants et un projet de collecte solidaire de jouets.
1. Définissez et expliquez ce qu'est la fraternité, en vous appuyant sur vos connaissances et sur le dossier documentaire fourni.2. Construisez une séquence en précisant pour chaque séance son titre, les compétences et les connaissances travaillées. L'une d'entre elles devra porter sur la fraternité.3. Détaillez votre séance portant sur la fraternité.
L'énoncé et le dossier : Sujet bac+5 2026, session supplémentaire (PDF), pages 21 et suivantes
Créteil, qui a aussi corrigé ce sujet, note que les candidats « ne semblent pas avoir été déstabilisés par le choix de l'EMC en majeure » et que beaucoup ont construit une vraie réflexion. Sur l'ensemble de ses copies, le jury a apprécié les propositions ancrées dans le quotidien des élèves, avec des phases de séance et le rôle du professeur, et le lien avec le socle commun et les autres disciplines. Il regrette des séquences trop abstraites, des documents choisis sans justification et l'absence de trace écrite quand le sujet la demandait (Créteil).
Votre plan de préparation
- Faites le sujet de votre concours en temps limité avec le PDF officiel ci-dessus, puis comparez avec les attendus de cette page.
- Faites une fiche par valeur et principe de la République (liberté, égalité, fraternité, laïcité) : une définition savante, une définition pour des élèves, un texte de référence avec sa date, une traduction concrète à l'école.
- Apprenez les grands textes : la DDHC, l'article 1er de la Constitution, les lois Ferry, la loi de 1905, la Charte de la laïcité à l'école, et les symboles de la République (devise, drapeau, Marseillaise, Marianne, 14 juillet).
- Apprenez les dispositifs de l'école qui mettent en œuvre l'égalité : AESH, ULIS, REP et REP+, APC, PPRE, PAP, PPS.
- Lisez le programme d'EMC de 2024 du CP au CM2, avec ses notions par année et la « culture de l'engagement ».
- Bac+5 : préparez une séance d'EMC type pour une notion abstraite : une situation de départ vécue par les élèves, un débat réglé ou un dilemme, une trace écrite, une évaluation.
- Gardez au moins 45 minutes pour l'EMC le jour de l'épreuve, et relisez-vous : l'orthographe a coûté près de 2 points en moyenne à Limoges.